Groupe de recherche en communication politique

Ateliers de formation du Groupe de recherche en communication politique (2017-2018)

1. Relations avec les médias : un outil pour la gestion de la réputation

Alors que l’on compte au Québec environ 7 relationnistes pour un journaliste, intéresser les médias, capter leur attention et bénéficier d’une couverture avantageuse constituent un défi de tout l’instant. Parce que votre réputation est tributaire de ce que relaieront les médias à propos de votre organisation et de la façon dont ils le relaieront, il est dans votre intérêt premier de soigner vos relations avec celles et ceux qui font l’actualité.

 

Dans ce contexte, comment apparaître comme un interlocuteur crédible et intéressant pour les médias? Comment répondre efficacement aux questions des journalistes, que ce soit lors d’un premier contact ou en situation d’entrevue médiatique? Comment formuler vos messages afin qu’il soit compris et retenu par les journalistes ou par les autres influenceurs ? Bref, quelles sont les attitudes, les connaissances et les stratégies susceptibles d’amener vos relations avec les médias à un niveau supérieur ?

 

Cette formation vise à répondre à ces questions en ciblant ces petits je-ne-sais-quoi susceptibles de faire la différence. Seront ainsi abordés : le contexte médiatique des interactions journalistes/relationnistes, la préparation et l’évaluation des activités de presse et les stratégies communicationnelles mises en oeuvre. À partir d’études de cas et de simulations, les objectifs de la formation sont les suivants :

 

  • Saisir les changements de l’environnement médiatique actuel;
  • Comprendre les journalistes : leurs intérêts, leurs motivations et leurs perceptions des relations avec les médias;
  • Inscrire les relations avec les médias dans la stratégie de communication globale de l’organisation;
  • Apprendre comment intéresser les journalistes et communiquer vos messages (communiqué, conférence de presse, entrevues, médias sociaux);
  • Évaluer les retombées des relations avec les médias.

Note biographique – Olivier Turbide, Ph. D.

Olivier Turbide est professeur agrégé en communication sociale et publique à l’Université du Québec à Montréal, directeur du Laboratoire d’analyse de presse Caisse Chartier et chercheur au Groupe de recherche en communication politique (GRCP). Après avoir oeuvré quelques années en communication dans le domaine de la veille et de l’évaluation d’activités médiatiques, Olivier Turbide, formé en analyse du discours, poursuit des recherches sur la gestion de l’image publique et de la réputation, sur la communication de crise, et sur les interactions entre journalistes et politiciens dans divers contextes médiatiques (entrevue, conférence de presse, débats). Il est l’auteur de plusieurs publications sur ces sujets et enseigne les relations de presse à l’Université du Québec à Montréal.

Courriel : turbide.olivier@uqam.ca

2. Argumenter pour mieux convaincre : l’advocacy au service des professionnels de la communication

Objectifs :

 

1) Développer une meilleure compréhension de ce qu’est l’argumentation

2) Expliquer en quoi certaines techniques d’argumentation permettent de convaincre de manière efficace et éthique

3) Sensibiliser au fait qu’une meilleure connaissance de ces techniques permet de reconnaître et de déconstruire les arguments trompeurs ou mensongers

4) Présenter la méthode I-DÉ-A-L-E développée dans l’ouvrage

 

La présentation abordera 5 grandes thématiques :

 

1) Les défis actuels des professionnels de la communication

2) Pourquoi convaincre est si difficile ?

3) Augmenter pour convaincre c’est quoi?

4) Comment construire des arguments convaincants?

5) La méthode I-DÉ-A-L-E : un outil pour les professionnels de la communication

 

Au cours de la formation, des activités d’apprentissage seront réalisées. Une banque de situation d’argumentation sera également mise à la disposition des participant.e.s.

 

Note biographique Mireille Lalancette, Ph.D.

 

Mireille Lalancette est professeure agrégée en communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières et chercheure au groupe de recherche en communication politique (GRCP). Elle enseigne notamment la sociologie politique et la méthodologie de la recherche. Titulaire d’un doctorat en communication de l’Université de Montréal, Mireille Lalancette ses travaux de recherche portent sur la santé, la communication politique, sur les représentations médiatiques avec un accent particulier sur l’argumentation. Son expertise dans ce domaine l’a amenée à travailler de pair avec Marie-Josée Drolet et Marie-Ève Caty. Ensemble, elles ont rédigé un ouvrage intitulé ABC de l’argumentation pour les professionnels de la santé ou toute autre personne qui cherche à convaincre (2015, Presses de l’Université du Québec). Ce livre cherche à outiller les professionnels de la santé de tous les horizons dans leur travail. Il répond aux questions suivantes : Qu’est-ce qu’argumenter? Comment construire des arguments et des plaidoiries convaincantes ? Il propose : la méthode I-DÉ-A-L-E pour argumenter.

Courriel

Mireille.lalancette@uqtr.ca

3. L’acceptabilité sociale des grands projets

Les promoteurs de grands projets générateurs d’impacts sociaux et environnementaux sont souvent mal outillés pour saisir et évaluer la perception du risque de ce type de projet par les populations locales. Ainsi, la dimension sociale associées à ces projets est souvent mise de côté au profit d’études d’impact se concentrant surtout sur les aspects techniques des projets, avec pour résultat une remise en question de l’acceptabilité sociale de ceux-ci. Cette remise en question s’accompagne d’une rhétorique justificative mise de l’avant par les différents acteurs associés aux débats, qui tentent tous de faire valoir la légitimité de leurs positions.

 

À partir d’une perspective théorique et d’études de cas concrets, la formation, qui s’adresse autant aux promoteurs qu’aux différents acteurs sociaux, vise à outiller les participants afin qu’ils puissent :

 

  • Évaluer les risques liés à un projet donné, tels qu’ils sont perçus par les populations locales;
  • Comprendre comment sont mobilisées les expertises et les contre expertises dans de tels projets;
  • Saisir les dynamiques de la construction des discours autour de ce type de projet;
  • Déterminer les espaces de communication à mettre en place afin de favoriser le dialogue entre les différentes parties

Note biographique de Stéphanie Yates, Ph.D

Après avoir œuvré quelques années en communication dans le secteur privé puis comme conseillère politique dans les secteurs politiques provincial et fédéral, Stéphanie Yates a été embauchée à l'UQAM en décembre 2010 et est aujourd’hui professeure au département de communication sociale et publique, chercheure à la Chaire de relations publiques et de communication marketing et membre du Groupe de recherche en communication politique. Titulaire d’une maîtrise en communication publique et d’un doctorat en science politique, Stéphanie Yates fait porter ses recherches sur le lobbying et le rôle des groupes d'intérêt et des citoyens dans la gouverne de l’État et des entreprises. Dans cette perspective, elle s’intéresse aux expériences de participation citoyenne, au processus d'acceptabilité sociale des grands projets et à la responsabilité sociale des entreprises. Elle est l’auteure de plusieurs publications portant sur ces sujets.

Courriel : yates.stephanie@uqam.ca

4. Les rouages du lobbying

Le lobbying a souvent mauvaise presse, étant encore associé à des manœuvres d’influence indues menées par une certaine élite gravitant autour des acteurs incarnant le pouvoir. Il constitue pourtant une activité légitime en société démocratique, où l’on s’attend à ce que les acteurs politiques ne gouvernent pas en vase clos, mais tiennent plutôt compte des divers intérêts en présence. Les organisations – qu’il s’agisse d’entreprises privées, d’OBNL ou d’associations diverses – doivent donc être outillées afin de faire valoir leurs intérêts auprès des gouvernants, aux moments opportuns. La formation proposée vise donc à démystifier le lobbying, à en saisir les rouages et les stratégies qui y sont associées afin que les organisations, quelles qu’elles soient, puissent être à même de bien représenter leurs intérêts. Elle s’adresse ainsi aux gestionnaires de toute organisation susceptible d’avoir à interagir avec l’État.

 

À partir de cas concrets, les points suivants seront abordés :

 

  • Le lobbying en tant qu’activités démocratique; notion d’intérêt particulier et d’intérêt général;
  • Fonctionnement du système législatif et règlementaire québécois et canadien et « points d’entrée » stratégique du lobbying;
  • Le lobbying indirect et le rôle des médias;
  • L’encadrement législatif du lobbying et les règles éthiques qui lui sont associées;
  • Les étapes de développement d’une stratégie de lobbying.

 

Notes biographiques de Stéphanie Yates, Ph.D

Après avoir œuvré quelques années en communication dans le secteur privé puis comme conseillère politique dans les secteurs politiques provincial et fédéral, Stéphanie Yates a été embauchée à l'UQAM en décembre 2010 et est aujourd’hui professeure au département de communication sociale et publique, chercheure à la Chaire de relations publiques et de communication marketing et membre du Groupe de recherche en communication politique. Titulaire d’une maîtrise en communication publique et d’un doctorat en science politique, Stéphanie Yates fait porter ses recherches sur le lobbying et le rôle des groupes d'intérêt et des citoyens dans la gouverne de l’État et des entreprises. Dans cette perspective, elle s’intéresse aux expériences de participation citoyenne, au processus d'acceptabilité sociale des grands projets et à la responsabilité sociale des entreprises. Elle est l’auteure de plusieurs publications portant sur ces sujets.

Courriel : yates.stephanie@uqam.ca